Athanase Karayenga, Ambiente e Africa: una sfida internazionale;
Le continent africain est très riche en faune, en flore, en habitats et en paysages.
L’Afrique héberge 20% des forêts tropicales de la planète. Ce qui représente la superficie de plus de deux millions de kilomètres carrés.
En ce qui concerne la grande faune, seules l’Amérique du sud et l’Asie du sud-est peuvent rivaliser avec une Afrique dotée d’une palette extraordinaire d’ongulés des savanes et de leurs prédateurs.
L’île de Madagascar, géographiquement isolée depuis des millions d’années, possède une richesse botanique et zoologique exceptionnelle.
Moyennant une gestion raisonable et durable, les habitats marins, d’eau douce et terrestres recèlent un potentiel considérable et peuvent apporter des bénéfices inépuisables aux populations locales tributaires des ressources naturelles de l’Afrique.
Concevoir une stratégie cohérente de conservation de la nature pour un continent aussi gigantesque et abritant une si grande diverstité de peuples, de cultures, de traditions et de systèmes politiques, constitue en soi un immense défi.
Mais ce défi est encore plus important si l’on considère les problèmes socio-économiques que connaît l’Afrique.
Un grand nombre de personnes vivent toujours dans une extrême pauvreté.
Dans certains pays, les guerres, les troubles civils et l’instabilité politique continuent d’entraver les progrès économiques.
Cependant, contrairement à une idée assez réandue, l’Afrique n’est pas surpeuplée dans ses espaces ruraux. En revanche, les villes et métropoles connaissent une extension spectaculaire et souvent anarchique ainsi qu’un accroissement exponentiel des populations urbaines.
Conjugués à des politiques commerciales et macro-économiques désastreuses, l’instabilité politique, les guerres civiles et l’explosion des populations urbaines sont synonymes de pressions considérables sur les forêts, les savanes, les zones humides, les rivières et les lacs ainsi que sur les ressources et les habitats marins du continent.
En Afrique, l’harmonie entre les humains et la nature se heurte donc à des obstacles importants. Cependant, en matière de conservation, WWF a, à son actif, de beaux résultats obtenus grâce au concours des populations et des gouvernements africains.